Nous avons proposé aux équipes du musée d'assister à un filage, presque une générale, afin de tester le spectacle, jeu, déambulation, bandes-son. Une vingtaine de personnes étaient présentes, l'accueil, la médiation, l'administration, la sécurité, les archéologues du site... Depuis que nous avons lancé ce concept de visite spectaculaire, nous avons longuement décortiqué, Corinne et moi, l'impact de ce spectacle sur les publics : voir les objets autrement, voir le lieu-musée autrement, faire appel à l'imaginaire du spectateur, décaler le regard, etc. Mais c'est au long de ces résidences au musée, et lors des longues nuits viennoises ;-) que nous avons vraiment pris conscience que les équipes d'un musée étaient aussi un public, peut-être un des premiers, et que nous avions minimisé l'effet de notre intervention sur leur propre travail, plus exactement sur la perception qu'ils ont eux, de ces objets avec lesquels ils vivent quotidiennement, et qu'ils sont tenus de faire vivre... mmh ! L’enjeu de ce spectacle se place donc autant sur le temps de création que sur le temps de représentation. Une façon de se rassurer face à la semaine qui arrive ?