Lors de son installation à Arles, ce sont les arènes qui ont retenu l’attention de David Pinzón. Celles-ci sont ancrées dans la ville depuis près de 2000 ans, elles constituent un décor quotidien et apparemment immuable. Or, la mémoire des arènes est une mémoire plurielle et David Pinzón cherche précisément à rendre compte des différentes formes que peut prendre sa restitution.
En 2005, un premier projet de création partant de cette réflexion est présenté au public. Lors de l’exposition intitulée Sables porteurs de mémoires, l’artiste fait disparaître les arènes avec la construction d’une image, Veo la arena , afin que ce vide interpelle la mémoire des arlésiens.
Mon Ailleurs c’est là est la nouvelle création proposée par l’artiste. Au cours du premier projet, il a constaté que les riverains des arènes vivaient au quotidien avec un morceau du monument chez eux. David Pinzón a donc décidé d’aller à la rencontre de ces habitants et de partir à la recherche de chaque pièce de ce puzzle pour reconstituer le portrait des arènes.

Synopsis

Quoi ?

Mon Ailleurs c’est là est une installation artistique qui prend la forme d’un parcours photographique dans l’espace public.

Comment ?

L’artiste réalisera le portrait d’individus en pied à l’intérieur de leur habitat, sachant qu’en arrière-plan se trouveront une ou plusieurs fenêtres donnant sur les arènes.
En tout, 60 portraits seront réalisés puis tirés sur des bâches grand format.
Ces bâches seront accrochées sur une sélection de façades du centre ancien d’Arles et des environs. Le choix des lieux d’accrochage dépendra de la justesse du rapport entretenu par la photo et la façade. La répartition des lieux d’accrochage doit privilégier un parcours labyrinthique et centrifuge dont les arènes seraient l’épicentre.
L’accrochage des 60 portraits sera traité comme un événement en soi sur un temps relativement court, l’installation doit assiéger la ville.
Le projet artistique donnera lieu à une restitution sous forme de livre-DVD et des rencontres avec l’artiste.

Quand ?

Mon Ailleurs c’est là se déroulera sur 6 mois, d’avril à septembre 2009.
Il bénéficiera des publics de plusieurs événements majeurs : la Féria de Pâques en avril 2009 (500 000 participants en 2007), les Rencontres d’Arles, (52000 visiteurs en 2006), le Festival des Suds, (56 000 spectateurs en 2006) tout en animant le centre ancien en amont et en aval de cette effervescence estivale.
Les prises de vue et le repérage des façades seront réalisés en 2008.
La mise en œuvre de l’accrochage et l’édition du livret-DVD seront faits en 2009.

Le budget, les partenaires ?

Le budget prévisionnel sur deux ans est de 206 000 euros.
La Région PACA, la Ville d’Arles et le journal La Provence sont d’ors et déjà partenaires.
Les partenariats institutionnels et privés seront complétés en 2008.

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